Trois agents au gnouf pour vol de médicaments


La gestion du stock de médicaments au Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Brazzaville, la capitale congolaise, laissait-elle à désirer ? La question a longuement animé les débats ces derniers temps à la direction générale de cet hôpital. Le 4 décembre dernier, un receleur des produits pharmaceutiques volés au dépôt de médicaments du CHU a été appréhendé. Un fait déplorable qui a poussé la direction générale de la structure hospitalière à demander le concours des services de la gendarmerie pour démanteler le réseau des malfaiteurs. La vérification des faits a révélé les noms des trois agents du service de la pharmacie du CHU : Stephen Bokatola, médecin et chef de section réception et stockage, Faustin Mamona, major du même service, et Elvis Awandza, secrétaire du service pharmacie.


Le lieutenant-colonel Victor Gandziami, chef du service central des recherches judiciaires de la gendarmerie, a expliqué au cours du point de presse animé le 20 décembre 2019 à Brazzaville, que les trois impliqués avaient l’habitude de soustraire frauduleusement les produits pharmaceutiques dans le magasin pour les revendre aux commerçants extérieurs.

Chaque lundi, mercredi et vendredi, soit trois fois par semaine, ils subtilisaient les médicaments d’une valeur de 300 000 F CFA pour les revendre à 100 000 FCFA.

Les trois présumés voleurs, placés en garde à vue, l’homme, ont reconnu les faits. Ils seront présentés au procureur de la République, selon le lieutenant-colonel Victor Gandziami.

Dans un pays marqué par l’impunité, l’interpellation de Stephen Bokatola, médecin et chef de section réception et stockage, Faustin Mamona, major du même service, et Elvis Awandza, secrétaire du service pharmacie pourrait donc marquer le début d’une opération mains propres au CHU de Brazzaville.

Dans son message sur l’état de la Nation du 29 décembre dernier, le président congolais, Denis Sassou N’Guesso a déclaré que « Face aux antivaleurs, il n’y aura ni bouclier de protection pour les uns, ni rampe de sanctions pour les autres. Il n’y aura ni menus fretins, ni gros poissons, tout passera dans la nasse de la justice ».

Jusqu’aujourd’hui, les congolais attendent toujours que le filet lancé dans le majestueux fleuve Congo pêche des gros poissons et non toujours des fretins.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo Brazzaville

 



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