Smart et ESG Par Fundswatch


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Quel diagnostic s’impose pour la gestion obligataire à l’heure où s’amorce la fin d’un cycle baissier sans précédent par son ampleur et sa durée ? Durant les deux dernières décennies, la performance des portefeuilles obligataires fut largement soutenue par l’abaissement graduel des taux d’intérêts. Reléguant la question de la sélection des titres en arrière-plan, les investisseurs ont agi pour préserver le rendement de leurs placements obligataires en augmentant la duration de leurs investissements, ainsi que leur exposition au risque de crédit et aux actifs moins liquides.

Dans ce contexte de taux durablement bas marqué également par des réglementations prudentielles de plus en plus contraignantes, la gestion du risque est devenue une préoccupation forte des investisseurs obligataires. Cette préoccupation du risque est aujourd’hui renforcée par la montée des incertitudes de marché : en Europe, le risque politique prédomine, les perspectives de croissance reculent, forçant la Banque centrale européenne (BCE) à différer la remontée des taux directeurs, tout en retirant son programme d’injections massives de liquidités. Aux Etats-Unis, la direction future des taux longs, qui semblent actuellement plafonner, n’est pas claire…

Cette situation invite les investisseurs à repenser leur approche de la gestion obligataire, de manière à extraire du rendement en maîtrisant mieux les risques associés. Les enjeux sont considérables pour les institutionnels européens, en moyenne exposés à hauteur de 30 % à la classe d’actifs crédit !

Smart beta, une réponse aux enjeux et aux attentes
Même s’ils constituent une bonne représentation du marché, les indices obligataires traditionnels semblent mal adaptés à la conduite d’une stratégie de gestion des risques rigoureuse. Biaisés en faveur des émetteurs les plus endettés, ils manquent de pertinence en termes de diversification. Par ailleurs, ils sont difficilement investissables, en raison de frais de transactions qui dégradent les performances et de certaines pondérations trop faibles pour être investies en pratique.

La stratégie obligataire doit rééquilibrer les biais des indices passifs classiques, et mettre l’accent sur la liquidité et le caractère investissable des obligations sélectionnées. Ces indices offrent une exposition au marché à travers un angle différent, sans ajouter de risque de duration ou de crédit. Leur gestion systématique, exempte de tout biais émotionnel, présente l’avantage de couvrir des univers larges (particulièrement précieux au regard de la taille croissante du marché obligataire). Leur gestion est également plus transparente, ce qui permet de mieux maîtriser le comportement de la stratégie dans les différents régimes de marché.

Par ailleurs, les approches quantitatives de type smart beta / factorielles peut être facilement adaptées en format dédié pour respecter, par exemple, un niveau de capital réglementaire (SCR) donné, une structure de sensibilité adaptée au passif de l’investisseur (ALM), une charte d’investissement ESG spécifique ou bien encore pour satisfaire à des réglementations financières contraignant l’univers d’investissement. Il peut également être combiné à des stratégies de couverture, pour les investisseurs qui souhaiteraient créer une brique de performance absolue en écartant le risque de taux.

En l’espace de quelques années, les indices smart beta se sont imposés comme des outils complémentaires aux indices traditionnels au sein de la poche actions des portefeuilles institutionnels. Les stratégies mono-factorielles Low Risk ont notamment montré leur efficacité pour diversifier et abaisser le niveau de risque d’une poche actions sans toucher à la performance globale.

Mais quid de la gestion smart beta appliquée au crédit ? Le recours aux indices smart beta dans la gestion crédit est jusqu’ici resté limité en raison d’une série d’obstacles inhérents à la classe d’actifs… en passe d’être surmontés. Le développement de bases de données précises sur un large univers d’investissement crédit ouvre la voie au lancement de stratégies factorielles. Les recherches académiques récentes apportent des réponses à la difficulté d’initier des stratégies smart beta sur un univers d’investissement crédit hétérogène, en distinguant les facteurs les plus pertinents à prendre en compte.

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