Produits concernés, solutions de la ministre… Ce qu’il faut savoir de la pénurie de médicaments – Paris (75000)


Ce sont 1.200 médicaments qui devraient être en rupture de stock en 2019. Un chiffre inédit qui inquiète les professionnels de la santé et les pouvoirs publics.

Quels sont les produits concernés par les ruptures de stocks ?

Sont concernés des produits d’utilisation courante ou de première importance, comme des antibiotiques, des vaccins ou des anticancéreux. 

Ces dernières semaines, ce sont des difficultés d’approvisionnement concernant les corticoïdes qui ont provoqué l’inquiétude de médecins et de patients.

« Plus d’un Français sur quatre affirme aujourd’hui avoir été en difficulté pour acheter un médicament courant. Entre 2008 et 2018, c’est près de vingt fois plus de pénuries signalées », avait souligné la ministre de la Santé, Agnès Buzyn fin mai.

Selon un sondage BVA pour France Assos Santé, 45% des individus interrogés confrontés à des pénuries ont été « contraints de reporter leur traitement, de le modifier, voire d’y renoncer ou de l’arrêter complètement ».

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En 2017, 538 signalements de « rupture » ou « tensions d’approvisionnement » ont été recensés en France par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), un record en France, contre seulement 44 en 2008. Surtout, selon les estimations de l’ANSM, plus de 1.200 traitements ou vaccins devraient être en rupture de stock en 2019.

Face à la pénurie, quelle réponse du gouvernement ?

Le premier axe du plan provisoire présenté lundi par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, vise à promouvoir la transparence et la qualité de l’information, en généralisant par exemple la plateforme qui permet aux pharmaciens de signaler les ruptures d’approvisionnement au laboratoire concerné.

Agnes Buzyn a présenté lundi son plan d’action anti-pénurie. (Photo by Alain JOCARD / AFP)

La feuille de route encourage aussi la possibilité donnée par la loi Santé au pharmacien de « remplacer le médicament indisponible initialement prescrit par un autre médicament », lorsque la pénurie concerne un « médicament d’intérêt thérapeutique majeur ».

Elle prône également davantage de coopération européenne, en poursuivant « les discussions sur l’achat groupé notamment de vaccins essentiels au niveau européen » et un « partage d’information concernant les situations et les causes des pénuries à l’échelle de l’Europe ».

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Quelle est la position du secteur pharmaceutique ?

En février, le secteur pharmaceutique avait déjà publié un plan d’action pour tenter de trouver des solutions à ce problème qui ternit son image.

Présenté par le Leem, la fédération française des industriels du médicament, ce plan propose notamment de définir un ensemble de « médicaments d’intérêt sanitaire et stratégique » pour lesquels des mesures de gestion de pénurie (stocks de sécurité mobilisables, suivi plus précoce des stocks, etc.) devraient être renforcées. Cette liste comporterait ainsi les 5% à 10% de traitements jugés « les plus indispensables et irremplaçables ».

Ces préconisations rejoignent donc le plan d’action présenté par la ministre de la Santé.

Avec l’AFP



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