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Bourse : les meilleures idées des spécialistes du «stock-picking»



La conférence «Et Demain !?», réunion annuelle des «stock-pickers» figurant parmi les meilleurs de la place, a permis d’identifier des sociétés prometteuses en Bourse. Mais les gérants présents ont aussi fait part de leurs réserves pour l’année prochaine.

Organisée par Stéphane et Magali Toullieux, la conférence annuelle «Et Demain ?!» s’est tenue durant la matinée du 23 novembre à la Comédie des Champs Elysées, rue Montaigne à Paris, réunissant plus de 200 professionnels de la finance.

La réunion a démarré par quelques mots de Stéphane Toullieux évoquant «une année terrible sur les marchés». Elle a regroupé quatre tables rondes composées de gérants des sociétés de gestion spécialisées dans le choix de titres («stock-picking»), partenaires de l’évènement : Athymis Gestion, Keren Finance, Mandarine Gestion, Montpensier Finance, Trusteam Finance, plus un spécialiste du private equity, ACG Management.

La matinée a aussi été rythmée par plusieurs participants extérieurs, intervenant à leur tour entre chaque table ronde : le directeur général de Quantalys, Jean-François Bay, le dirigeant du Liberté Living Lab, Thomas Cottinet, le fondateur de KOEO, Jean-Michel Pasquier, le dessinateur Gabs et le dirigeant politique Jean-François Copé.

La première table ronde animée par Stéphane Toullieux, président d’Athymis Gestion, regroupait Guillaume Dard, président de Montpensier Finance, Raphaël Elmaleh, président de Keren Finance et Marc Renaud dirigeant de Mandarine Gestion.

Attention au conflit commercial entre les États-Unis et la Chine 

Pour Guillaume Dard, le principal sujet de 2019 pour les marchés sera le développement ou non de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. L’économie chinoise a ralenti depuis six mois, entrainant vers le bas l’Allemagne et la zone euro.

Certes, les nouvelles ne sont pas bonnes mais la question est de savoir si la baisse des cours ne reflète pas déjà la dégradation de l’environnement économique et politique.

Un catalyseur positif pourrait aussi venir du changement de ton du président de la Réserve Fédérale, Jerome Powell, devenu moins agressif sur son programme de remontée du taux directeur.

Marc Renaud évoque une décélération de la croissance mondiale en 2018 préfigurant un haut de cycle et un possible retournement plus marqué de l’activité industrielle. Surtout si les relations entre les américains et les Chinois s’enveniment.

Une première réponse aura lieu fin novembre, pendant le G20, même si le président américain Donald Trump reste imprévisible.

Le gérant du fonds Mandarine Valeur estime toutefois que certains secteurs redeviennent séduisants après la baisse, comme les banques (BNP Paribas, Banco Santander) et les matières premières (BP, Shell, Total, Arcelormittal), pourvu que l’économie mondiale ne tombe pas en récession. Mais le discours des chefs d’entreprise depuis trois mois confirme le ralentissement conjoncturel.

Raphaël Elmaleh constate une remontée de la prime de risque et de la volatilité, un recul de l’appétit pour les émissions de titres sur le marché primaire, une montée des populismes et la fin des stimulations monétaires, qui rendent peu attrayantes les échéances longues sur les obligations.

Le gérant de Keren Patrimoine met en avant le risque de contagion en Europe et dans les pays émergents lié à la hausse des taux d’intérêt aux États-Unis et à la vigueur du dollar.

La situation italienne génère par ailleurs de l’instabilité. Il privilégie donc des échéances courtes sur des obligations privées. Il investit notamment sur des obligations à haut rendement comme Rallye 2019 et Vallourec 2019 pour profiter des sur-réactions de marché aux mauvaises nouvelles.

Retour sur les opérateurs télécoms

La deuxième table ronde regroupait Jean-Sébastien Belay de Trusteam Finance, Arnaud Chesnay de Athymis Gestion et Eric Tibi d’Amiral Gestion.

Selon Jean-Sébastien Beslay, les dix ans de fête liés à l’argent gratuit ont pris fin, les banques centrales ont sifflé la fin de la récréation et les investisseurs se réveillent avec la gueule de bois.

Mais une tendance de fond parait durable, avec la révolution digitale, qui fait tomber les barrières à l’entrée, remet en cause les chateaux forts et fait émerger de nouveaux acteurs de plus en plus puissants, dans les cosmétiques, le luxe, etc.

Le gérant de Trusteam ROC privilégie des entreprises affichant la meilleure satisfaction client, comme Samsung, Michelin, Neopost.

Il identifie de nouvelles opportunités, notamment dans les télécoms qui devraient bénéficier de la réduction du nombre d’opérateurs encouragée par les gouvernements et de l’arrivée de la 5G.

Arnaud Chesnay apprécie des sociétés qui répondent aux besoins de la génération des Millenials (18-35 ans). Le gérant du fonds Athymis Millenial Europe investit dans le fabricant d’ingrédients naturels, Kerry Group, dans le loueur automobile Sixt et dans le fabricant de semi-conducteurs impliqué dans la voiture autonome, STMicroelectronics.

Eric Tibi apprécie des valeurs très décotées, comme Iliad, Valeo ou Fnac Darty. Il investit dans des sociétés comme Easyjet ou Whitbread.

Mais le gérant reste prudent, les actions américaines restant chères, avec un PER de Shiller (calculé sur les profits moyens des dix ans passés) évoluant à 30 contre une moyenne à long terme plus proche de 20. Le fonds Sextant Grand Large n’est investi qu’à 30% en actions.

Priorité au cash et aux échéances courtes sur les obligations 

La troisième table ronde réunissait Benoit de Broissia de Keren Finance, Laure Oriez de Trusteam Finance et Jacques Sudre de Amiral Gestion.

Laure Oriez évoque le retour du risque politique et la désynchronisation de la croissance mondiale qui limitent les initiatives. La gérante de Trusteam Patrimoine avait déjà 30% de liquidités fin 2017.

Benoit de Broissia souligne le retour de la prime de risque sur les obligations qui met un terme à l’illusion de la liquidité sur de nombreux titres privés. Il apprécie des titres à courte échéance, des oblications convertibles en dehors de la monnaie et des titres subordonnés perpétuels.

Au sein du fonds Keren Fleximmo, il apprécie des foncières comme Gecina, qui présentent désormais une décote sur la valeur de leurs immeubles.

Jacques Sudre reste prudent face à la remontée des taux d’intérêt et à la dégradation de certaines signatures dans le «haut rendement».

Le gérant du fonds Sextant Bond Picking conserve 40% de cash pour le moment. Mais il reste à l’affut sur des titres délaissés, comme l’obligation convertible Safilo à échéance 2019 qui rapporte plus de 7%.

Profiter des soldes sur les petites valeurs

La quatrième table ronde orientée sur les petites et moyennes valeurs regroupait Adrien Dumas de Mandarine Gestion, Marion Casal de Montpensier Finance, Guillaume Gandrille d’Athymis Gestion et Stéphane Poupault chez ACG Management.

Adrien Dumas explique la contre-performance des petites valeurs par des sorties importantes de capitaux dans les fonds spécialisés.

Le gérant de Mandarine Active concentre ses achats sur des modèles d’activité différenciants et sur des entreprises dont les valorisations ont baissé malgré des perspectives bénéficiaires inchangées. C’est le cas pour Neste Oil (raffinage et biodiesel) ou Kingspan Group (matériaux de construction).

Marion Casal constate une bonne dynamique des chiffres d’affaires mais des déceptions sur la rentabilité des entreprises de taille moyenne au troisième trimestre, en raison de la hausse des matières premières et des coûts de distribution.

La gérante du fonds Quadrator achète des thématiques de long terme, comme l’industrie 4.0 représentée par le logisticien Datalogistic, le spécialiste des équipements sportifs Technogym et le fabricant de papier Outamaki.

Guillaume Gandrille concentre ses investissements sur des sociétés de croissance participant au bien être collectif. Le gérant du fonds Athymis Better Life apprécie des titres comme le spécialiste norvégien du recyclage Tomra Systems ou l’américain Intuitive Surgical, qui vend des robots utilisés dans la chirurgie.



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Eiffage révolutionne la gestion de son parc matériel


Du tournevis à la tractopelle, en passant par les élingues. Eiffage possède un parc de plusieurs centaines de milliers de matériels et d’équipements dont la valeur de renouvellement avoisine les 3 milliards d’euros. Quant à la maintenance de ces « actifs », elle oscille par an entre 5 et 7 % de cette valeur. Pourtant, pour gérer ce parc pharaonique et très varié, Eiffage s’est longtemps reposé sur des méthodes « à l’ancienne » et un système d’information vieillissant, complexe et inadapté.

Devant un renouvellement IT inévitable, le groupe a saisi l’opportunité en 2016 de remettre à plat sa stratégie en numérisant et en unifiant presque totalement le suivi de ses matériels avec un seul et unique EAM (Enterprise Asset Management).

Mikael Goeta Directeur MOA SI Groupe EiffageMikael Goeta Directeur

MOA SI Groupe Eiffage

Mikael Goeta, Directeur MOA SI Groupe – Département Métiers, explique pour le magazine « Applications & Données », le déroulé de cet énorme projet, aujourd’hui opérationnel. Il revient dans cet entretien en profondeur sur toutes les étapes de cette aventure: du constat initial, aux premiers bénéfices du déploiement trois ans plus tard, en passant par le choix de l’éditeur et de l’outil (Infor), sans oublier les contraintes qu’il a dû gérer, l’intégration avec l’ERP ou les évolutions qui restent à venir (dont l’IoT) pour peaufiner cette transformation numérique industrielle emblématique à plus d’un titre.

L’origine du projet

LeMagIT : Quel besoin métier a donné lieu à ce projet ? Je suppose que vous avez regardé votre parc de véhicules et que vous vous êtes dit « tiens… j’ai un problème ». Quel était ce problème ?

Mikael GOETA : Il était de trois natures.
Le premier problème était purement informatique. Nous étions sur un système vétuste de gestion du matériel en termes de technologies et nous avions besoin de passer dans « le nouveau monde ». Nous étions sur des systèmes AS400, sur des technos OpenROAD et  sur une base de données Ingres. Nous avions donc un vrai problème de capacité d’évolution et de maintenance de ces systèmes… faute aussi de compétences qui n’existent plus. Une des premières motivations a donc été le besoin de nous renouveler d’un point de vue technologique.

Le deuxième problème, qui là est vraiment métier, est qu’au niveau du groupe Eiffage, nous avons recensé plus d’une douzaine d’applications de gestion du matériel. Et toutes adressaient un périmètre organisationnel incomplet. Il nous était difficile d’avoir une vision globale de notre parc.

Nous avons recensé plus d’une douzaine d’applications de gestion du matériel. Et toutes adressaient un périmètre organisationnel incomplet. Il nous était difficile d’avoir une vision globale de notre parc.
Mikael Goeta Directeur MOA SI Groupe Eiffage

La troisième raison est que la gestion du matériel nous impose des obligations réglementaires fortes – entre autres d’entretien – de la même façon que pour un véhicule personnel vous avez des obligations, comme faire le contrôle technique.

Or avant ce projet, nous n’avions pas de solution centralisée, au niveau du Groupe, qui permettait un archivage systématique de nos contrôles et de nos interventions. C’était le rôle du Groupe de doter nos entités de gestion du matériel d’un outil qui permette de répondre à cette exigence.

En fait, il y a aussi un quatrième élément. Nos processus de gestion du matériel étaient très hétérogènes. Ce projet a aussi permis de faire converger l’ensemble des métiers. Entre l’énergie, la route, le génie civil, le bâtiment et le métal, les métiers d’Eiffage sont très différents. Or ces métiers utilisent et exploitent des matériels et des équipements qui sont eux-aussi très différents. Nous avions des méthodes et des processus de gestion – par exemple de maintenance – qui n’étaient pas harmonisés. Ils étaient propres à chaque métier, voire à chaque entité dans un métier.

Comme nous sommes sur des processus à risque d’un point de vue réglementaire, nous avons voulu harmoniser nos processus et nos modes de fonctionnement, tous métiers confondus. C’est aussi cela qui a motivé ce projet de niveau groupe : faire converger vers des méthodes et des processus communs.

LeMagIT : N’y avait-il pas aussi des problématiques de vol ou d’égarement de matériels ?

Mikael GOETA : Peut-être, mais cela ne faisait pas partie des éléments déterminants dans la prise de décision. L’excellence opérationnelle a été le principal critère.

Remontée des données du parc

LeMagIT : Pouvez-vous me donner des exemples de matériels pour avoir une illustration très concrète de cette diversité ?

Mikael GOETA : Bien sûr. Par exemple dans la route, vous avez beaucoup de tractopelles. Dans la construction, nous avons des grues. Dans l’énergie, nous avons des nacelles. Dans le bâtiment, on a des élingues et des banches – là nous ne sommes plus sur du roulant mais sur du matériel fixe, je dirais même presque sur de l’équipement. Dans les carrières, on trouve des unités industrielles de type concassage et criblages.
En fait avec eMAT, nous gérons tout depuis le petit équipement – des extincteurs – jusqu’aux très gros équipements, les engins roulants (camions-bennes), les grues et les appareils industriels – en passant par les coffrets électriques.

LeMagIT : Comment faites-vous le lien entre vos matériels et l’EAM ? Utilisez-vous des capteurs ? Faîtes-vous de l’IoT ou est-ce de la saisie manuelle ?

Mikael GOETA : C’est un peu des deux. Nous avons deux manières de collecter la donnée : soit par de la saisie, soit par de l’interface avec des tiers.

Je vais vous donner quelques exemples.

Nous avons deux manières de collecter la donnée : soit par de la saisie, soit par de l’interface avec des tiers [et] nous avons la volonté de travailler sur la remontée d’informations directement via des capteurs.
Mikael Goeta Directeur MOA SI Groupe Eiffage

La captation de notre consommation de carburant va se faire via une interface que nous sommes en train de mettre en œuvre avec Total. Cette interface – en cours de développement – va collecter tous les mois l’ensemble de notre consommation de carburant, que ce soit celle des véhicules légers ou celle des engins. Le partage de cette donnée avec le pétrolier sera automatisé via un échange de fichiers. Total déposera un fichier sur un NAS d’Eiffage, et Infor ION (NDR : la plateforme sous-jacente des produits d’Infor) l’importera et l’intègrera dans l’EAM.

L’autre méthode, c’est de la saisie sur les écrans de la solution EAM. C’est ce que l’on fait aujourd’hui pour le kilométrage. En tout ce sont plus de 200.000 engins et équipements qui vont être gérés dans eMAT. Chaque équipement ou engin possède une fiche matériel. Sur cette fiche, vous avez plusieurs champs de saisie, dont le kilométrage (quand c’est pertinent). L’idée de base est de saisir la donnée directement sur l’écran transactionnel de l’EAM. Mais pour faciliter la vie à nos utilisateurs, nous avons aussi créé une petite interface, cette fois-ci pour Excel, où ils remplissent un fichier. Et toujours via ION, ils peuvent ensuite remonter en masse les kilomètres collectés sur différents compteurs.

LeMagIT : Pensez-vous aller plus loin dans l’automatisation de la collecte des informations liées aux matériels ?

Mikael GOETA : Oui. Nous avons la volonté de travailler sur la remontée d’informations directement via des capteurs. Donc là, effectivement, nous rentrerons directement dans le monde de l’IoT. C’est au menu de notre feuille de route 2019-2020.

En parallèle, les Directeurs du matériel sont en train de travailler en ce moment même avec les constructeurs. Ils équipent déjà les matériels qu’on leur achète – ou que nous leur louons – avec des capteurs qui leur sont propres. Aujourd’hui, on peut aller sur les sites de Caterpillar – qui est un de nos fournisseurs – ou sur celui de Liebherr ou d’autres, et consulter ces données remontées par les capteurs de nos matériels.
Nous travaillons en ce moment avec eux pour exploiter  ces données et les injecter automatiquement dans eMAT.

LeMagIT : Comment imposez-vous aux métiers de remplir ces fiches dans l’EAM ? Descendez-vous systématiquement jusqu’au suivi des tournevis ou suivez-vous surtout les engins les plus coûteux ?

On n’impose rien aux métiers !
Mikael Goeta Directeur MOA SI Groupe Eiffage

Mikael GOETA : On n’impose rien. Ce n’est pas Mikael GOETA ou Eiffage qui décident de la granularité des équipements et des engins qui seront gérés dans eMAT. C’est le métier lui-même.

Bien évidemment, je ne m’opposerai jamais à un métier qui dit qu’il va en faire un maximum ! S’ils le font c’est que l’outil IT répond bien à leurs attentes… parce c’est vrai qu’il est quand même contraignant en terme de saisie, de transactionnel, de suivi. Donc si eux décident d’aller jusqu’au petit outillage (NDR : et certains le feraient), c’est qu’on a dû bien faire notre travail et que l’outil répond aux attentes du terrain. Cela leur permet aussi de savoir où est l’outillage et d’en faire un inventaire exact.

Là, je pense qu’effectivement que – par rapport à votre question sur le vol ou la perte – cela permet très vite de responsabiliser les gens. Cela permet de dire, directement dans eMAT, « toi Monsieur X, tu avais tel matériel, tel outil, ou telle petite chose ». Il faut savoir qu’en termes financiers, on refacture aux chantiers les hommes avec leurs matériels.

Optimisation de la maintenance et automatisation

LeMagIT : Il y a donc également une dimension financière ?

Mikael GOETA : Oui, bien sûr. eMAT est intégré au SI Finance. Le projet permet, en croisant des données de paye et les données de l’EAM, d’injecter des écritures – qui sont à la fois le coût de la personne et le coût du matériel qu’on lui a associé – dans notre ERP Financier et dans notre comptabilité analytique (PeopleSoft).

LeMagIT : Je suppose qu’une des grandes améliorations visées est l’optimisation de la maintenance ?

Mikael GOETA : Oui. La substantifique moëlle de l’outil, ce ne sont pas les caisses à outils, ça c’est plus un effet d’opportunité. Le vrai scope du projet, ce sont effectivement les engins et l’appareil industriel dans le cadre 1/ de la maintenance corrective et préventive, et 2/ de la mise à disposition et du suivi de ces engins vers les chantiers (la demande du chantier, la réservation, la planification des matériels, l’expédition) et le retour du matériel. On retourne ensuite dans un cycle de maintenance curative ou préventive, sur le chantier ou au niveau du parc. C’est vraiment ça le cœur du sujet.

Après, autour de cela, gravitent d’autres modules d’Infor, comme par exemple les achats et les approvisionnements ou la gestion de stocks. Parce que pour faire de la maintenance de matériels, vous avez besoin de pièces et de consommables.

Ceux-ci peuvent être stockés ou pas. Si c’est dans le stock, le module « appro » de eMAT réapprovisionne le stock automatiquement. Et si la pièce n’existe pas dans le stock, je peux la commander directement auprès de mon fournisseur. Dans les deux cas, le coût de la pièce vient s’imputer automatiquement sur le coût global de l’ordre de travail de maintenance de cette opération.

LeMagIT : En revanche, côté ERP vous n’êtes pas Infor. Commence cela s’articule-t-il ?

Mikael GOETA : Non effectivement. Notre avons PeopleSoft. Les choses sont bien délimitées. Le référentiel de données, l’organisation d’Eiffage, les salariés, etc. viennent de l’ERP Finance. Nous ne gérons dans eMAT que le référentiel du matériel.
Après, il y a plusieurs flux qui partent de eMAT vers PeopleSoft.

Le premier concerne les immobilisations. Quand vous mettez en service un nouveau matériel dans eMAT, vous pouvez décider de l’immobiliser. Dans ce cas, nous envoyons les éléments de l’immo (en gros le montant des amortissements et la durée) à l’ERP Finance, et c’est l’ERP qui va gérer l’amortissement.

Le deuxième flux est un flux de commandes et de réceptions. Nous faisons nos commandes et nos réceptions dans le module achat de eMAT. Ces deux éléments sont synchronisés dans l’ERP Finance. Quand l’ERP reçoit la facture du fournisseur, il la rapproche des informations de commande et de réception d’eMAT. De cette manière, lorsque les trois éléments sont égaux, il peut imputer l’opération comptablement et automatiquement.

Dans le cas contraire, l’ERP remonte une alerte sur l’écart constaté – soit à la personne qui a commandé soit à celle qui a réceptionné – pour avoir une justification de correction ou pour refuser l’opération.

Le troisième flux concerne les locations de matériel. Les chantiers louent leur matériel à des entités internes via eMAT. Grâce aux échanges avec l’ERP, le coût d’un matériel loué par une entité interne à un chantier de la même société juridique est écrit automatiquement dans le compte d’exploitation du chantier (à hauteur de la valorisation de la location).

Si, ce qui arrive de temps en temps, une entité loue du matériel à une société d’Eiffage qui n’est pas dans sa société juridique, ou à une société hors Groupe, eMAT envoie à l’ERP des éléments de facturation client. Sur la base de ces éléments de l’EAM, l’ERP va pouvoir émettre une facture client classique.

Choix et déploiement de la solution EAM/GPAO

LeMagIT : Vous avez PeopleSoft, pourquoi et comment en êtes-vous venu à choisir l’EAM/GPAO d’Infor plutôt que celui d’Oracle ?

Mikael GOETA : Ce n’est pas moi qui ai choisi. Ce sont les métiers.

Dans un premier temps, nous avons écrit nos processus et fait un cahier des charges. Puis, nous avons fait une consultation avec huit acteurs du marché.

Dans un deuxième temps, nous en avons retenu quatre pour venir faire une soutenance chez Eiffage, devant une quarantaine de personnes de tous nos métiers (techniciens de maintenance, responsables matériels régionaux, directeurs matériel de branches, chefs d’ateliers, exploitants, etc.).

Chaque éditeur a eu trois heures : une heure et demi pour présenter ce qu’il avait compris du projet et la méthode qu’il comptait appliquer ; et une heure trente pour présenter des maquettes. Nous avions décrit cinq cas d’usages que nous souhaitions voir sous cette forme pour bien saisir l’ergonomie des solutions.

Nous avons fourni au public – notre quarantaine de futurs utilisateurs – un petit outil pour noter en direct la prestation, sur une vingtaine de critères.

Infor a eu, à l’unanimité, les meilleurs résultats. Et de très loin. Après, mon travail a été de valider financièrement la proposition et de m’assurer que fonctionnellement et techniquement ils étaient capables de le faire.

LeMagIT : Quel a été le calendrier du projet après cette sélection ?

Mikael GOETA : La phase d’étude a commencé en février 2016. Le contrat a été signé en juillet 2016. Le lancement du projet est intervenu en septembre.

Ensuite, la phase de conception a duré jusqu’à janvier 2017. Nous sommes partis sur la réalisation et la recette jusqu’à fin juin sur le « core model » et les interfaces. Les deux premiers sites pilote ont été lancés en juillet 2017. Le troisième a été lancé en septembre ; le quatrième en octobre ; le cinquième en novembre ; le sixième en décembre 2017. Ces six sites correspondaient aux six grands métiers d’Eiffage, ce qui nous a permis d’éprouver la solution d’un point de vue technique, robustesse et le plus important, du périmètre fonctionnel (est-ce que l’on répondait bien aux besoins utilisateurs ?).

En mars 2018, nous avons eu le feu vert pour le déploiement général. A partir d’avril, le déploiement à grande échelle a débuté.

Le périmètre ciblé représente 1500 utilisateurs sur plus de 200 sites en France et au Sénégal [et plus de 260.000 engins et équipement].
Mikael Goeta Directeur MOA SI Groupe Eiffage

LeMagIT : Où en êtes-vous aujourd’hui dans ce déploiement ?

Mikael GOETA : Le périmètre ciblé représente 1500 utilisateurs sur plus de 200 sites en France et au Sénégal. Aujourd’hui, nous en sommes à environ 15 %, soit 40.000 engins et équipements gérés dans eMAT, avec 320 utilisateurs, sur une trentaine de sites. Cela représente plus de 3.000 commandes et réceptions effectuées dans l’outil. La totalité du périmètre devrait être équipée en juin 2019.

ROI et conduite du changement

LeMagIT : Avez-vous déjà constaté des premiers ROI ?

Mikael GOETA : Les premiers retours nous montrent que l’outil et les process sont bien acceptés, ce qui est déjà une bonne chose ! Le fait que l’on ait couvert la totalité des processus du métier plait aussi.

La valeur de renouvellement de notre parc est d’environ 3 milliards €. Le coût de sa maintenance varie entre 5 et 7 % de cette valeur, [Avec l’EAM] nous avons vraiment professionnalisé la fonction
Mikael Goeta Directeur MOA SI Groupe Eiffage

Nous avons aussi un inventaire plus précis. Il faut savoir que la valeur de renouvellement de notre parc est d’environ 3 milliards d’euros. Le coût de sa maintenance varie entre 5 et 7 % de cette valeur. Cela pèse ! Mais avec cet outil, nous avons vraiment professionnalisé la fonction, parce que nous avons un vrai « système d’information de gestion du matériel ». Pour moi cela va au-delà de la simple GMAO. eMAT est aussi un outil de budgétisation de nos matériels et de nos investissements, qui sera commun à tout le groupe. C’est un outil pour les opérationnels mais aussi pour les  financiers.

LeMagIT : Avec le recul des premiers déploiements, quel a été le plus gros écueil de ce projet ?

Mikael GOETA : Le revers de la médaille de cette professionnalisation, c’est que l’on impose une démarche, elle-aussi très professionnelle, aux utilisateurs finaux qui n’avaient pas l’habitude de faire des commandes dans un système. Ils le faisaient à l’ancienne, sur un papier qui était faxé, voire au téléphone, en fin de journée. Ils régularisaient après. Le processus était peu informatisé.

Aujourd’hui, ce n’est juste plus possible. Nous avons donc dû expliquer qu’il y avait des actions à faire dans le logiciel. Et que, certes, on a créé en quelque sorte des charges de travail supplémentaires, et que forcément cela prenait du temps… mais qu’en fait ce n’était juste plus du temps caché, comme avant, lorsqu’ils le faisaient sans outil.

LeMagIT : Vous disiez au début de cet échange que vous n’imposiez rien aux usagers. Là, vous dîtes qu’il « n’est plus possible de faire les commandes à l’ancienne » : n’y a-t-il pas une contradiction ?

Mikael GOETA : Non, il n’y a pas de contradiction. On n’impose pas le niveau de granularité des matériels et des équipements que l’on gère dans eMAT. En revanche, certains processus sont obligatoires comme la commande et la réception.

LeMagIT : Quels ont-été les autres défis ?

Mikael GOETA : L’autre défi, c’est que nous avons des utilisateurs qui ont des usages très hétéroclites des systèmes d’information. Certains sont très à l’aise, d’autres pas du tout. En terme de conduite du changement, il a donc fallu que nous sachions gérer un éventail de personnes avec des compétences et des appétences à l’outil informatique extrêmement variées.

LeMagIT : Et côté technique ?

Mikael GOETA : Franchement, il n’y a pas eu de difficultés inhabituelles pour un projet de cette taille. Et surtout, la relation avec Infor a toujours été très bonne. Même dans les moments difficiles, nous avons su nous écouter et trouver des solutions. La preuve, nous continuons à travailler ensemble.



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TrueCommerce Datalliance met à jour sa solution Core Vendor Managed Inventory


— Le logiciel de gestion d’inventaire étend davantage ses capacités de réapprovisionnement externe axées sur la demande —

CINCINNATI, 27 nov. 2018 (GLOBE NEWSWIRE) — TrueCommerce Datalliance, l’un des principaux fournisseurs de solutions de gestion des stocks gérés par le fournisseur (« Vendor Managed Inventory – VMI ») et de réapprovisionnement collaboratif (« Collaborative Replenishment – CR »), a annoncé aujourd’hui la quatrième mise à jour logicielle gratuite 2018 de sa solution principale pour améliorer ses capacités de réapprovisionnement externes axées sur la demande. Les nouvelles fonctionnalités de la mise à jour se concentrent sur l’évolution du secteur de la vente au détail et permettent aux dirigeants d’analyser plus en profondeur les données de l’entreprise.

Doug Bethea, Vice-président de Consumer Goods Solutions, a déclaré : « Les détaillants sont plus que jamais sous pression pour avoir les bons produits sur le marché. Et, en ajoutant des fonctionnalités aux signaux de réapprovisionnement externes dictés par la demande, notre logiciel facilite la tâche des fournisseurs et des distributeurs. De plus, nous avons ajouté une plus grande visibilité sur les transactions d’activité des produits. Les jours de commande, la construction de camions, le stock de sécurité, le point de commande et les voies d’expédition doivent être compris. Nos clients, et les clients de nos clients, vont adorer cette nouvelle fonctionnalité très performante. C’est un autre exemple de la manière dont nous permettons à nos clients d’être plus connectés, plus soutenus et mieux préparés pour la suite ».

Au-delà du secteur de la vente au détail, TrueCommerce Datalliance a ajouté le Manager Dashboard, une application analytique avancée. « Manager Dashboard organise des indicateurs de performance clés (KPI) et permet aux clients de surveiller les workflows quotidiens et hebdomadaires, mais aussi d’identifier les opportunités d’augmentation de la productivité », a déclaré David Hall, Analytics Project Manager. « C’est la première fois que les clients de TrueCommerce Datalliance pourront consulter ce type d’informations et nous attendons à ce qu’ils s’y intéressent avec beaucoup d’intérêt ».

Autres points forts de cette version :

  • les valeurs des données de référence (« Supplier Information Master – SIM ») ont augmenté pour prendre en charge un plus grand nombre de besoins
  • améliorations apportées à de nombreux rapports actuels (par exemple : demande externe / articles inconnus, pertes de ventes, précision des prévisions, récapitulatif après le lancement)
  • visibilité et maintenance des installations pour les jours de commande obligatoires et les jours de commande de construction de camions par voie d’expédition
  • la mise à jour en masse des articles permet désormais l’ajout, la maintenance et la suppression des codes de stratification d’articles
  • options de visibilité supplémentaires pour les produits disponibles à la vente (« Available-to-Promise – ATP »)
  • rapports personnalisables que les clients peuvent gérer eux-mêmes
  • le Manager Dashboard offre une vue KPI complètement structurée

Les clients de TrueCommerce Datalliance peuvent accéder à la liste complète en se connectant à leur compte.

À propos de TrueCommerce

TrueCommerce est le moyen le plus complet de connecter votre entreprise à la chaîne d’approvisionnement, en intégrant tout, de l’EDI à la gestion des stocks, en passant par le traitement des commandes, les vitrines et marchés numériques, votre système commercial et les prochaines étapes. Pour rester en avance sur le marché mondial dynamique d’aujourd’hui, les entreprises doivent pouvoir exercer leurs activités dans plusieurs directions à la fois. Mais trop souvent, cela signifie avoir recours à un trop grand nombre de solutions de montage. Depuis des décennies, TrueCommerce aide les entreprises à être plus connectées, mieux soutenues et mieux préparées pour les prochaines étapes. C’est la raison pour laquelle des milliers d’entreprises, des startups au groupe mondial Fortune 100, dans divers secteurs, font confiance à TrueCommerce.

TrueCommerce : faire des affaires dans tous les sens
Pour en savoir plus, veuillez consulter le site https://www.truecommerce.com.
Pour en savoir plus sur TrueCommerce Datalliance, veuillez consulter www.datalliance.com.

Contact presse
Yegor Kuznetsov, TrueCommerce
703-209-0167
[email protected]



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SUPERVISEUR DES CARBURANTS ET LUBRIFIANTS


OFFRE D’EMPLOI Nº10/2018

SUPERVISEUR DES CARBURANTS ET LUBRIFIANTS  

Namoya Mining SA, une filiale de Banro Corporation, cherche à recruter une personne dévouée, expérimentée et motivée pour pourvoir au poste vacant de Superviseur des carburants et lubrifiants. Située dans un climat tropical, la mine Namoya est la deuxième mine à être exploitée à partir d’une série de concessions d’exploitation minières de la Corporation Banro. Namoya Mining SA est une Mine d’extraction à ciel ouvert d’une capacité de 2 Mtpa avec une usine de traitement d’or Heap Leach. La mine est située dans la province du Maniema, en RDC.  
Objectif et caractéristiques du poste :  
Le candidat retenu coordonnera les activités liées aux carburants et aux lubrifiants pour la mine et remplacera le surintendant responsable de l’entrepôt en son absence.  
Il/elle veillera au respect des procédures de sécurité du site et que les normes, les systèmes, les processus, les politiques et les procédures de gestion soient suivis et que les ressources soient utilisées efficacement pour atteindre les objectifs.  
Principales responsabilités :   
• S’assurer que le déchargement et la distribution du carburant se déroulent de manière sûre et en toute sécurité. • S’assurer que les quantités exactes ont été enregistrées ; • Maintenir l’exactitude des données, le stock disponible par rapport au système ; • Tenir la liste de consommation de lubrifiant ; • Générer un rapport de gestion ; • Surveiller le stock en main (trempage des réservoirs) • S’assurer que toutes les normes SHE sont en place • Vérifier et approuver la facture du fournisseur de carburant ; • Maintenir le registre concernant la réception et la consommation ; • Toute autre tâche correspondant au poste, attribué par le superviseur ; • Superviser les préposés au carburant ; • Effectuer l’entretien et assainissement du lieu de travail ; • Tenir le registre d’inspection ; • S’assurer que tous les travaux effectués le sont en toute sécurité ; • S’assurer que la zone de travail est maintenue propre et sécuritaire ; • S’assurer que les EPI appropriés sont utilisés lors du travail ; • Compiler les rapports hebdomadaires et mensuels   
Qualifications requises:   
      
Siège d’Exploitation : Concession Minière de Namoya, Salamabila, Territoire de Kabambare, Province de Maniema Siège Social : 14, avenue Sergent Moke, Concession Safricas, commune de Ngaliema, Kinshasa,  République Démocratique du Congo Site Web: http://banro.com ID. NAT.: 01-128-N40958H – RCCM: CD/KIN/RCCM/14-B-5012 
• Diplôme et / ou diplôme, de préférence en chaîne d’approvisionnement et / ou en ingénierie. • Doit avoir au moins un brevet de technicien en gestion, possédant 2 à 3 ans d’expérience en gestion des stocks de carburants et lubrifiants. • Bonne gestion du temps, compétences organisationnelles et analytiques. • Posséder un bon jugement et une capacité de prise de décision. • Excellentes compétences en informatique dans un environnement Microsoft Windows. Doit inclure Excel et des compétences démontrées en gestion de base de données et en tenue de registres. • Expérience dans les logiciels de comptabilité, de préférence SAP. • Connaissance efficace, communication orale et écrite en français et en anglais • Excellentes compétences interpersonnelles et de coaching. • Preuve de la pratique d’un haut niveau de confidentialité. • Excellentes compétences organisationnelles.  
Les candidats intéressés pourront soumettre leur curriculum vitae et attestations de services rendus au :  
Surintendant des Ressources Humaines, Namoya Mining SA, Concession Minière Salamabila, Territoire de Kabambare, Province de Maniema ; République Démocratique du Congo ou par e-mail : [email protected] ainsi que [email protected].  
NB. : La lettre de demande d’emploi doit porter le numéro d’offre d’emploi.   
Date de clôture : 05 Décembre 2018.  
Banro Corporation prône la réalisation et le maintien de la diversité et de l’équité dans l’emploi. Les détails sur la société peuvent être obtenus à l’adresse ci-après : http:// www.banro.com   
Fait à Namoya, le 21 novembre 2018 
LA DIRECTION 



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L’enseigne ba&sh s’appuie sur Cylande pour mener sa globalisation


Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ba&sh n’est pas une marque de vêtements pour les fans d’Unix, c’est l’enseigne de prêt à porter française qui monte. Créée il y a une quinzaine d’années par deux amies, Barbara Boccara et Sharon Krief, l’enseigne a reçu le soutien du fonds L Capital, la holding familiale de Bernard Arnault en 2015. La mission était alors claire : appliquer un plan de développement international extrêmement ambitieux. La marque qui ne disposait encore que d’une soixantaine de points de vente en France partait à la conquête de la planète mode.

Une entreprise aujourd’hui de taille mondiale qui n’avait pas de DSI

Avec Pierre-Arnaud Grenade, venu de chez Princesse Tam Tam pour directeur général, l’enseigne connaît depuis 2015 une croissance fulgurante. « Lorsque je suis arrivé, l’enseigne comptait 110 magasins, elle vient d’ouvrir le 200ième » explique Philippe Lafon, le DSI de Ba&sh. L’enseigne a notamment ouvert une vingtaine de magasins en Chine, à Hong-Kong, à Macao et a démarré son activité aux USA. « Je suis arrivé en décembre 2016 afin de véritablement créer une structure informatique qui n’existait pas encore. Il s’agissait d’arrêter de travailler seulement en mode projet et de mettre en place un vrai service informatique et mener à bien le déploiement d’un ERP. »

Le choix de l’ERP Cylande avait été réalisé peu de temps avant l’embauche de Philippe Lafon, préférée notamment aux offres de Microsoft et de… Cegid, éditeur lyonnais qui a réalisé l’acquisition de Cylande en février 2018. Le nouveau DSI, ancien directeur informatique de l’enseigne de prêt-à-porter MIM, connaissait déjà particulièrement bien Cylande. La principale difficulté pour le nouveau DSI allait être de structurer de fond en comble le système d’information, déployer l’ERP et surtout moderniser les processus mis en place par les métiers alors même que l’activité de l’enseigne connaît un brusque coup d’accélérateur. « J’ai modulé les mises en place afin de ne pas freiner cet essor » confie le DSI qui ajoute : « Un des prérequis de l’appel d’offres était que l’éditeur assume l’intégration de sa solution afin d’apporter à ba&sh des compétences métiers. En effet, au-delà d’un simple renouvellement de plateforme, ce projet était aussi pour ba&sh un moyen d’adopter les meilleures pratiques métiers du moment. »

« Il ne s’agissait pas d’un projet particulièrement complexe en termes de profondeur des fonctionnalités demandées » complète Stéphane Escriva, directeur général de Cylande (Cegid) : « par contre le projet présentait une largeur fonctionnelle hors du commun. Il s’agissait d’implémenter la partie centrale au sens large, c’est-à-dire la logistique, la fabrication avec la gestion de toute la sous-traitance, le référencement des fournisseurs, les achats, le stock dépôt, les stocks magasins, tout le volet réassort, mais aussi l’activité négoce que ba&sh mène en parallèle à son propre réseau de distribution. » Cylande vient remplacer l’application de gestion de points de vente Fastmag, ainsi que tous les développements spécifiques menés par les métiers en périphérie.

La première tâche de Philippe Lafon est de créer sa DSI mais aussi de mettre en place un datacenter où concentrer tous les serveurs de l’entreprise. Celui-ci s’est tourné vers Agitel qui abrite aujourd’hui l’infrastructure unique de l’enseigne.

Un déploiement en 3 phases pour ne pas freiner le business

Pour déployer Cylande, il décide de découper le projet en 3 étapes. « La première phase portait sur le référencement des produits, c’est le cœur de l’ERP de gestion de stock. Dès lors, nous avons pu mettre en place le volet production/fabrication et achat mais pour y parvenir, nous avons dû revoir notre classification produit, reprendre la gestion des tarifs, la gestion des devis et l’international qui étaient problématiques avec l’ancien système. Nous avons repris dans Storeland cette gestion des tarifs par pays. En parallèle, nous avons revu la gestion des matières premières. » L’arrivée d’un ERP solide et ses processus formalisés tombe à pic alors que la production grossit.

De l’ordre de 100 000 à 150 000 pièces à produire par an, la production de ba&sh évolue rapidement vers 1,5 à 2 millions de pièces par an. La marque compte environ 250 à 300 références à son catalogue par saison (hors tailles et couleurs), soit environ 1000 à 1500 SKU par saison. ba&sh achète ses matières et confie la réalisation de ces pièces à des façonniers pour 25 % à 30 % des volumes et confie à des partenaires la production pour les 70 % restants. Cylande devait pouvoir aider les équipes de ba&sh à fonctionner sur ces deux modes de production en parallèle.

Cette première phase est aujourd’hui en production et d’ici quelques jours c’est le volet logistique qui sera effectif. « Les stocks du dépôt seront pilotés par Storeland, pour basculer les flux du e-Commerce. Cela va nous permettre de démultiplier les sites alors que nous devions nous contenter d’un seul site Web. Nous pourrons adapter les flux entre Salesforce et Cylande avec des échanges de données de stock par Web-Services. Nous allons réaliser cette bascule très importante pour nous dans deux semaines. Nous n’avons pas de WMS et l’entrepôt est géré par le module Cylande. Et nous allons utiliser la radio de Cylande afin de piloter les emplacements, l’optimisation des chemins de picking. »

Le déploiement en magasin interviendra en dernier

Dès que cette rénovation du back office aura été achevée, c’est au déploiement en magasins que Philippe Lafon veut s’atteler le plus vite possible. « Nous allons pouvoir enchainer avec le déploiement des magasins, et installer Winstore dans l’ensemble de nos magasins. Selon moi, la force de Cylande, c’est que le cœur même d’un ERP de gestion de stock, réside dans sa capacité à recueillir, stocker et mettre à disposition et diffuser ces données. »

Pour le DSI, toute stratégie omnicanal, tout projet de digitalisation des points de vente sur lesquels toutes les enseignes travaillent actuellement ne peuvent être menés sans un backoffice solide. « Tout le monde se focalise sur la dernière étape que constitue le service qui est délivré au client, ce que le magasin peut lui proposer comme le Click and Collect, etc. Pour offrir ce type de services, il faut pouvoir s’appuyer sur une base solide, avoir des données de stocks solides, des flux solides et une architecture informatique solide. C’est ce que nous apporte Cylande Storeland. Cylande constitue la base des 3 phases de déploiement de ce qui constituera le ba&sh de demain. » En parallèle à cette phase 3, le DSI compte lancer l’environnement United Retail (UR) de l’éditeur afin de permettre des intégrations avec d’autres applications comme les applications de marketing, de SRM, de gestion des expéditions gérées, etc. En outre, le DSI garde  au coin de l’œil les avancées de Cylande sur son module UR POS. « Le marketing nous demande l’encaissement sur tablette numérique et phablet afin d’accompagner la vente et sortir de la vente avec son encaissement uniquement possible au niveau de la caisse du magasin. Pour être prêts à cela nous allons mettre en place la brique UR afin de pouvoir nous interconnecter avec x solutions complémentaires. »

En finalisation de la phase 2, la DSI de ba&sh est encore assistée par plusieurs experts de Cylande, l’enseigne ayant souhaité que l’éditeur assure lui-même l’intégration de sa solution. Actuellement, ce sont entre 50 et 60 utilisateurs de la solution en central, un chiffre qui va exploser en phase 3 dès que le réseau des points de vente aura été connecté à Cylande. Depuis le début de l’année, ce sont 40 nouvelles boutiques ba&sh qui ont été ouvertes dans le monde.



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+15% d’actifs sous gestion sur neuf mois Par Cercle Finance


© Reuters. Tikehau Capital: +15% d’actifs sous gestion sur neuf mois

Au 30 septembre 2018, Tikehau Capital affiche un montant des actifs sous gestion de 15,9 milliards d’euros, soit une croissance de 7% sur le troisième trimestre 2018 et de 15% depuis le début de l’année.

Ces actifs se répartissent entre 14,4 milliards d’euros pour l’activité de gestion d’actifs et 1,5 milliards pou l’activité d’investissement. Le groupe compte près de 260 collaborateurs à fin septembre, en progression de près de 13% sur trois mois.

Tikehau Capital confirme son objectif de 16,5 milliards d’euros d’actifs sous gestion à fin 2018, qui serait porté à plus de 21 milliards avec les acquisitions de Sofidy et d’ACE Management, le conduisant à dépasser son objectif de 20 milliards avec deux années d’avance.

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Amiral Gestion s’allège au capital Par Cercle Finance


© Reuters. Lumibird: Amiral Gestion s’allège au capital

Amiral Gestion, agissant pour le compte de fonds dont elle assure la gestion, a déclaré à l’AMF avoir franchi en baisse, le 13 novembre, le seuil de 5% du capital de Lumibird et détenir, pour le compte desdits fonds, 4,99% du capital et 4,69% des droits de vote.

Ce franchissement de seuil résulte d’une cession d’actions Lumibird sur le marché.

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Planet VO² à la conquête de l’international – L’argus PRO


Lancé en septembre 2017, Planet VO²® est actuellement installé ou en cours d’installation auprès d’une dizaine de groupes de distribution en France, représentant plus de 350 points de vente. Le logiciel de gestion du Groupe Argus à destination des concessionnaires automobiles séduit toujours plus d’investisseurs soucieux d’accélérer leur transformation digitale et d’optimiser l’ensemble de leur activité de négoce de véhicules d’occasion.

De gauche à droite : Fabien Lecoeuche (Directeur Adjoint Groupe Argus), Carlos Gomes da Silva (fondateur de Viragem), Alexandrine Breton (Présidente Groupe Argus), Jean-Pierre Gauthier (DG Groupe Argus), Frederico Ramirez (DG Viragem), et Marc Cabeza (business development Manager, Groupe Argus)

Mais ce succès ne se limite désormais plus à l’hexagone. En effet, nos voisins espagnols et portugais commencent à entrevoir les potentialités de Planet VO², avec plusieurs groupes de distribution multi-marques équipés ces derniers mois.  Plus à l’Est, ce sont les membres du label Renault Sélection en Roumanie qui sont désormais accompagnés par le Groupe Argus avec sa solution logicielle. Sans oublier le Maroc, marché automobile en plein essor, où Planet VO² se déploie au sein de plusieurs acteurs majeurs du Royaume.

Un outil modulable et international

Il faut dire que, dès l’origine, la conception même de PlanetVO² a pris en compte les contraintes et opportunités d’un déploiement à l’international, avec une interface intégrant d’emblée la gestion de différentes devises, adaptée au multilinguisme et compatible avec les spécificités réglementaires propres à chaque pays. La solution peut ainsi s’adapter à chaque zone géographique, en plus de pouvoir s’adapter à chaque client grâce à son architecture modulable, selon les besoins de chacun en termes de fonctionnalités : application mobile, édition de tous types de documents, catalogue de vente, fonctionnalités CRM, process de validation de reprises de véhicules, reportings, etc. 

Mieux encore, grâce à des flux API, Planet VO² est en mesure de s’interfacer avec chaque acteur local du commerce VO ou VN, des outils d’expertise aux sites d’annonces ou d’enchères, en passant par les CRM, référentiels automobiles et surtout, les outils de valorisation. Sur ce dernier sujet, cœur de métier de l’Argus depuis 1927, la solution Planet VO² intègre d’emblée, pour ses clients internationaux, le système de valorisation AutoVisual®.

Le Groupe Argus, une ambition internationale

Pour gérer le déploiement de l’outil et la personnalisation de ses fonctionnalités et interfaces à chaque client, le Groupe Argus peut compter sur une équipe d’intégrateurs maîtrisant parfaitement les tenants et aboutissants des métiers du VO en Europe, mais aussi sur une équipe de formation et de coaching en distanciel et sur site, ainsi qu’une hotline multilingue assurant le meilleur accompagnement possible pour les nouveaux utilisateurs de tous les pays. Ils ont été rejoints en 2018 par deux Key Account Managers destinés à tisser une relation commerciale avec les différents interlocuteurs, clients et partenaires à travers l’Europe et l’Afrique.

L’outil PVO² est disponible en caractères cyrilliques. Ici, en Bulgare.

Ce sont ainsi plus de 20 ans de savoir-faire qui sont embarqués dans un outil permettant de garantir une gestion rigoureuse du business VO, de la reprise à la revente en passant par la gestion du stock, la base client, et surtout la politique prix. Sans pour autant négliger l’ergonomie et la facilité d’utilisation, autour desquelles la conception de PlanetVO² a été centrée, dans une optique de digitalisation des parcours métiers et clients.

Le déploiement de PVO² dans ces pays s’inscrit dans une stratégie plus large d’internationalisation démarrée par le Groupe Argus en 2012, et qui permet à l’éditeur d’être aujourd’hui présent dans plus de 20 pays d’Europe et d’Afrique francophone, avec ses différents outils, notamment la Cote Argus®, Prevar®, la Plateforme Argus Douanes®, Argus Academy, Africargus.com, etc.



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