Au sein de la CEDEAO, nous sommes tous solidaires


Burkina-Faso, Cap-Vert, Mali, Niger, Nigeria et Sénégal sont les pays cibles et la réserve régionale de sécurité alimentaire (RRSA) devrait mobiliser les stocks nationaux pour secourir les Etats en difficulté.

L’Agence régionale de l’agriculture et de l’alimentation (ARAA) est l’organe de la CEDEAO qui a mandat de veiller à l’opérationnalisation de cette réserve que l’UE (Union européenne) accompagne à hauteur de 56 millions d’euros et ce, grâce au projet d’Appui au stockage de sécurité alimentaire en Afrique de l’ouest

Si depuis 2013, la constitution de cette réserve n’avance pas au rythme prévu, l’ARAA, bras armé de la politique agricole de la communauté, a décidé de donner un coup de vitesse à ce dispositif à travers une série de rencontre à Lomé.

Du 08 au 12 février 2019, trois ateliers se tiendront à Lomé  en vue de l’opérationnalisation de la réserve régionale de sécurité alimentaire (RRSA) avec l’appui du réseau des structures des publiques en charge de la gestion des stocks nationaux de sécurité nationale alimentaire au sahel et en Afrique de l’ouest (ROSOGEST).

« Quand nous avons des stocks alimentaires, il faut savoir les gérer.  Les chefs d’État de la CEDEAO ont pris l’engagement de ne plus jamais voir un africain de l’Afrique de l’ouest mourir de faim. Nous nous sommes dits, qu’il faut maintenant faire en sorte que tous les pays membres puissent donner 5% de leur réserve », a indiqué Youssouf Maiga, président du RESOGEST.

« Le Mali par exemple a un stock national de 35 mille tonnes, donc il pourrait donner au moins 5 % même plus de ce stock au profit de la réserve régionale », ajoute –t-il.

Lire aussi : Solidarité régionale en faveur des Etats touchés par la crise alimentaire

Ouverture du premier atélier

« Les assises de Lomé visent à rechercher des solutions visant à appuyer la CEDEAO dans la mise en œuvre de sa stratégie régionale de stockage de sécurité alimentaire fondée sur la complémentarité, subsidiarité entre trois lignes de défense pour faire face aux crises alimentaires et nutritionnelles devenues structurelles dans la région », indique Salifou Ousseini, Directeur Exécutif de l’Agence.

Il précise que ces trois lignes sont: les stocks de proximité, les stocks nationaux et une réserve régionale de sécurité alimentaire en cours de construction depuis 2013.

« Ces assises viennent renforcer notre volonté commune de doter la région des outils qui nous permettront de bien gérer nos stocks et d’être solidaire les uns envers les autres pour faire face aux situations alimentaire difficile que peuvent connaître certains pays’ a ajouté Bali Néme, Secrétaire générale du ministère togolais de l’agriculture.

L’état des lieux des politiques de stockage entre les Etats membres et le contenu du guide pour la définition ou la révision harmonisée des politiques nationales ; le code de bonne conduite de gestion des stocks de sécurité alimentaire et le mécanisme permettant d’opérationnaliser l’engagement des Etats membres de mutualiser 5% des stocks nationaux de sécurité alimentaire sont les 3 principaux thèmes qui seront débattus respectivement durant les 3 ateliers.

Que fait exactement l’ARAA ?

L’ARAA dont le siège est à Lomé (Togo) assure l’exécution technique des programmes et plans d’investissements régionaux concourant à l’opérationnalisation de la politique agricole de la CEDEAO.  

Inaugurée en 2013 par l’ancien premier ministre du Togo, Arthème Sélégodji Ahoomey-Zunu, l’agence a vocation à coordonner et faciliter l’exécution des missions relatives à la mise en œuvre de la politique agricole régionale.

Elle forme les cadres de la communauté sur la formulation des projets, les changements climatiques en agriculture et les filets sociaux de sécurité et offre des formations sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

L’ARAA demeure également une agence de proximité qui s’appuie sur les institutions, organismes et acteurs régionaux disposant de compétences avérées pour une parfaite réussite de la politique agricole régionale.

Sa seule spécificité est qu’elle n’exécute pas directement les actions sur le terrain, mais contractualise avec les institutions techniques et des acteurs dont les compétences sont avérées.



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