Le Direct de la Gestion du 23 mars 2020 – Podcast (DNCA) Par Fundswatch


© Reuters.

Retrouver l’analyse de Jean-Charles Mériaux, Directeur de la Gestion, sur la crise liée à l’épidémie de #Coronavirus en synthèse et en podcast.

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Le Direct de la Gestion du 23 mars 2020 par Jean-Charles Mériaux (DNCA) Par Fundswatch


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L’absence de masques met en danger les travailleurs


Mais où étaient donc passés les masques ? Que de temps perdu à faire croire aux Français que leur port était inutile, tout simplement pour couvrir la pénurie et réserver le peu de masques restants aux soignants. Plutôt que de passer commande de masques de protection, le gouvernement a préféré éditer en janvier un guide sur mesure de gestion du covid-19 effaçant les recommandations passées sur la protection des métiers de contact.

Retour sur les étapes
d’un fiasco.

En 2011, la France avait à sa disposition un stock de 800 millions de masques chirurgicaux et 600 millions de masques FFP2. Ce stock avait été créé par Xavier Bertrand, ministre de la Santé jusqu’en 2012. Début 2020, le stock d’État n’est plus que de 144 millions de masques.

En 2013 la doctrine change concernant la protection des salariés. Le rapport “Doctrine de protection des travailleurs face aux maladies hautement pathogènes à transmission respiratoire” du 16 mai 2013 établit les grands principes. (lien)

Dans ce rapport, l’avis du Haut Conseil de Santé Public est sans appel : l’utilisation des masques est nécessaire pour “les salariés régulièrement exposés à des contacts étroits avec le public” :

Si l’utilisation des masques en cas d’épidémie est considérée comme nécessaire en 2013, un rapport Sénatorial de 2015 vient ajouter d’autres recommandations, notamment en matière de gestion des stocks.

Le rapport sénatorial daté de juillet 2015 et intitulé « L’Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS) : comment investir dans la sécurité sanitaire de nos concitoyens ? » montre les changements apportés notamment à la gestion des stocks stratégiques de masques.

Ce rapport précise par une décision interministérielle, que la gestion du stock de masques FFP2 est confiée aux employeurs (de santé notamment). Néanmoins, même si la décision est interministérielle, le responsable de l’acquisition et du renouvellement des masques (FFP1) est le ministre de la santé.

Concernant les populations cibles à atteindre pour les masques, la doctrine gouvernementale est en cours de redéfinition. Toutefois, une nouvelle doctrine du SGDSN a d’ores et déjà établi que le stock national géré par l’EPRUS concernerait désormais uniquement les masques de protection chirurgicaux à l’attention des personnes malades et de leurs contacts, tandis que la constitution de stocks de masques de protection des personnels de santé (notamment les masques FFP2 pour certains actes à risques) étaient désormais à la charge des employeurs.

À l’époque les sénateurs se félicitaient de la vente d’une partie du stock par décision interministérielle.

Le rapport sénatorial de 2015 précise que le renouvellement du stock de masques chirurgicaux reste de la responsabilité du ministre de la santé. Mme Buzyn, malgré ses affirmations mensongères n’a pas renouvelé ou acquis de nouveaux masques.

Début 2020 il n’en reste que 144 millions, et environ 86 millions le 20 mars.

Pour cacher les défaillance, à l’instar de Mme Buzyn, l’ensemble du gouvernement a préféré la dissimulation à la planification. Selon les prises de paroles officielles, les masques étaient inutiles, difficiles d’utilisation, ou réservés aux seuls soignants. Tout cela à l’encontre des recommandations du Haut Conseil de la Santé Publique qui recommandait en 2013 des masques pour toutes les professions de contact. Tout a été dit ou presque pour minimiser le virus du Covid-19 et rassurer les Français, pendant que la Chine et la Corée prenaient des mesures drastiques.

Un guide sur mesure, sans masques, sans confinement

Le gouvernement a édité dès le 20 janvier 2020 un guide méthodologique Covid-19. Ce plan a été déroulé au mot près par Jérôme Salomon et le gouvernement. Ne figurent pas dans ce guide les termes de confinement, de quarantaine et le stade 2 renforcé n’existe pas . Les masques ne sont destinés qu’aux malades et personnels de santé.

Il a été dit que ce plan était une déclinaison du plan 2011 contre la grippe H1N1

On peut se demander pourquoi le gouvernement a créé un mini plan COVID-19 plutôt qu’une mise à jour du plan pandémie grippal 2011, particulièrement complet. Contrairement au guide méthodologique de 2020, le plan pandémie grippale prévoit à chaque phase de l’épidémie l’utilisation des masques FFP, notamment FFP2, en phase avec la doctrine de 2013 sur la protection des travailleurs.

D’ailleurs on peut constater la cohérence de tous les acteurs publics concernant la protection de la population en cas de pandémie grippale, ainsi par exemple on trouvera nombre d’informations sur les ports des masques avec les liens suivant :

https://gouvernement.fr/risques/pandemie-grippale

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/Que_faire_si_je_pense_avoir_la_grippe_030210.pdf

https://ansm.sante.fr/Dossiers/Pandemie-grippale/Les-masques-medicaux/(offset)/7

Les mesures et les explications de port de masques sont donc nombreuses dans la réponse à une pandémie, mais devant la pénurie et l’absence de préparation, le gouvernement a préféré mentir aux populations concernant la réelle protection des masques.

Ceci est d’autant plus grave que le gouvernement a encouragé à la continuité économique du pays, sans organiser ou superviser la protection des salariés, notamment dans les métiers de contacts.



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Coronavirus : comment les Ehpad tentent de gérer la crise – Bretagne






Lecture : 3 minutes

Mise en sécurité des résidents et des soignants, gestion du stock de masques et de gel hydroalcoolique, relations avec les familles… Le Covid-19 bouleverse la vie des Ehpad. Exemple avec le groupe nantais LNA Santé, qui gère 72 établissements dont plusieurs en Bretagne.

« La propagation de l’épidémie gagne du terrain jour après jour ». Depuis son bureau, transformé en cellule de crise permanente, Willy Siret observe comme tout le monde avec une certaine inquiétude l’avancée du virus dans les régions. Un dirigeant d’entreprise concerné au premier chef. Le groupe familial LNA Santé, basé à Vertou en périphérie nantaise, gère 72 Ehpad et cliniques en Belgique et en France, dont une partie importante en région parisienne où le coronavirus progresse rapidement. Des maisons de retraite qui ne sont malheureusement pas épargnées.

« À ce jour, on ne constate pas de surmortalité dans nos établissements, mais il faut être prudent et rester humble. »

« On a un peu plus de cinq établissements où l’épidémie est arrivée, c’est-à-dire plus de cinq cas par foyer, souligne le directeur général délégué aux opérations. À ce jour, on ne constate pas de surmortalité dans nos établissements. Mais il faut être prudent et rester humble car on voit bien ce qui se passe dans l’est de la France ». Côté salariés et soignants également, le patron peut se satisfaire de n’avoir à faire face à ce stade qu’à une dizaine de cas parmi ses 6 500 collaborateurs. Pas de quoi se réjouir pour autant. « Nous avons une forte inquiétude pour une salariée en Belgique qui est dans un état grave », confie Willy Siret, relevant au passage « l’extraordinaire mobilisation des équipes et leur adaptation constante ».

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Présents notamment en Bretagne à Brest, Belz, Vannes, Rennes, Pacé, Pornichet et Nantes, les établissements du groupe se réorganisent en permanence. Et ont anticipé, quitte à parfois mécontenter les familles. « On a confiné nos établissements à partir du 6 mars, avant la décision du Gouvernement. Qu’est-ce qu’on n’a pas entendu chez les familles ! Elles ne nous comprenaient pas ». La suite a donné raison aux directeurs d’établissement et les proches ont fini par comprendre, même quand il a fallu renforcer les règles. « Car on est ensuite passé au confinement par unité de vie ou de soins, et là, on en est à confiner en chambre pour limiter le contact. Aujourd’hui, c’est plutôt bien vécu par les résidents et les familles ».


Contacts avec les familles

Dans une telle période, les nouvelles technologies sont les bienvenues. Grâce à une solution développée par une société malouine, les résidents peuvent rester en contact en consultant une sorte de journal alimenté par les photos et textes envoyés par leurs proches. « On a aussi renforcé ça avec du Skype et du WhatsApp. Et puis il y a plein d’initiatives prises localement pour continuer à vivre. Des voisins collent des messages sur les vitres, jouent de la musique… » Reste toutefois des situations plus complexes, notamment pour faire appliquer le confinement auprès de malades d’Alzheimer. Un comité médical et d’éthique se réunit tous les jours pour échanger sur les bonnes mesures à prendre en pareils cas.

Côté gel hydroalcoolique et masques, LNA Santé n’a jamais connu la pénurie. Des commandes régulières effectuées depuis la fin février permettent de limiter la casse. « Et aujourd’hui, on commence à recevoir les stocks gérés par les ARS (Agences régionales de santé, NDLR). Parallèlement, il y a des mouvements de solidarité qui s’organisent avec des fournisseurs, des mairies. Ce sont des compléments utiles ».


L’urgence sanitaire avant les résultats financiers

Reste désormais une inconnue : la durée de la crise. « En 2003, année de la canicule, on savait que ça s’arrêterait au pire fin août. Là, on ne sait pas… », compare Willy Siret. Un patron qui voit en ce moment le cours de l’action – l’entreprise est cotée – jouer au yoyo. « Bien sûr que tout ça ne sera pas sans conséquence sur le plan économique en 2020. Mais l’entreprise est résiliente. On a la chance d’être une société familiale avec des associés à vision de long terme. Pour l’instant, il faut faire face sur le plan sanitaire et soutenir les équipes. C’est ça l’urgence ».





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Fès: Des professionnels rassurent sur l’état du stock et d’approvisionnement en bonbonnes de gaz


Le stock en bonbonnes de gaz est suffisant et l’approvisionnement se fait de manière régulière à Fès et sa région, ont rassuré les professionnels du secteur, jugeant « injustifiée » la ruée de certains citoyens sur ce produit.

« La production continue et le stock en bonbonnes de gaz dans la ville de Fès et la région dans son ensemble est suffisant », a indiqué à la MAP, Hassan Belamqdem, directeur d’une entreprise opérant dans le secteur.

« Les citoyens ne devront pas craindre une pénurie des bonbonnes de gaz et sont appelés à ignorer toutes les rumeurs visant à semer la panique », a-t-il souligné, invitant les commerçants à lutter contre toute forme de stockage de la part des citoyens pour ne pas impacter le marché.

De son côté, Abdessalam Aboulazem, responsable au sein de la même entreprise, a assuré que la chaîne d’approvisionnement du marché en bonbonnes de gaz se déroule de manière  »régulière et le stock est suffisant », ajoutant que la société veille au suivi de l’activité des distributeurs et à la sensibilisation des commerçants en matière de gestion de l’opération d’approvisionnement des citoyens.

Les ministères de l’Intérieur et de l’Énergie, des mines et de l’environnement avaient rassuré que le Maroc dispose d’un stock suffisant de gaz butane, ainsi que des moyens logistiques nécessaires pour assurer un approvisionnement régulier du marché national.

Dans un communiqué conjoint, les deux départements ont souligné que compte tenu de la situation actuelle particulière et pour éviter des perturbations dans l’approvisionnement du marché national en bonbonnes de gaz et préserver la sécurité des citoyens, tous les intervenants locaux, sociétés de production, de distribution, ainsi que les vendeurs au détail ont été invités à s’en tenir à la règle de ne vendre les bonbonnes de gaz pleines qu’en nombre équivalent à celles vides présentées par le client, et de faire retourner ces dernières à la chaîne de remplissage.

Les deux ministères ont ainsi appelé à se conformer à la règle de ne vendre qu’une seule bouteille par client à chaque étape d’approvisionnement, à garantir les moyens de transport adéquats pour assurer l’approvisionnement continu en ce produit de première nécessité, à prolonger les heures de travail dans les centres de remplissage, afin de répondre aux besoins nationaux, ainsi qu’à intensifier les visites des commissions de contrôle pour relever les dépassements et prendre les mesures légales contre les contrevenants.

 





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gestion des masques en Nouvelle-Aquitaine


illustrationLes tensions que connaît la France en matière d’approvisionnement en masques demandent une organisation de gestion et d’utilisation des stocks disponibles sur laquelle travaille activement l’ARS. Une enquête régionale a permis d’identifier les stocks et d’organiser la livraison des publics identifiés comme prioritaires. Un point sur la situation (au 18 mars 2020).

Une organisation sous l’égide de la stratégie nationale

La stratégie nationale demande que les masques bénéficient prioritairement aux professionnels de santé amenés à prendre en charge des patients Covid-19 en ville, à l’hôpital et dans les structures médico-sociales accueillant des personnes fragiles, ainsi qu’aux services d’aide à domicile, pour garantir la continuité de l’accompagnement à domicile des personnes âgées et en situation de handicap. Elle sera mise en œuvre en fonction des besoins en masques exprimés par ces acteurs.

Pour les régions où le virus ne circule pas activement, dont la Nouvelle-Aquitaine, la livraison du stock national a été réalisée le mercredi 18 mars.

Les établissements de santé sont livrés directement et centraliseront les stocks à destination des EHPAD et des structures médico-sociales concernées.

  • Pour la médecine de ville

Les masques à destination des professionnels de santé libéraux sont mis à leur disposition dans les officines de ville et leur seront remis sur présentation de leur carte de professionnel de santé (CPS) et de leur numéro au Répertoire Partagé des Professionnels de Santé (RPPS). 

  • Pour les services d’aide ou de soins à domicile

Des masques chirurgicaux sont délivrés pour les professionnels du domicile intervenant, pour les actes essentiels à la vie quotidienne, auprès des plus vulnérables (personnes âgées et handicapées notamment), lorsque ces derniers sont des cas suspects ou confirmés, afin de maintenir autant que possible les personnes à domicile.

  • Pour la population
    • Les personnes atteintes du Coronavirus sont fournies en masque à domicile par l’ARS,
    • Les personnes ayant des fragilités peuvent se faire prescrire des masques par leur médecin et aller les retirer, avec l’ordonnance, à la pharmacie.

Des mesures spécifiques prises en Nouvelle-Aquitaine

Au vu des besoins importants en masques émanant de l’ensemble des acteurs de santé, l’ARS Nouvelle-Aquitaine a lancé une enquête pour identifier les stocks de masques actuellement disponibles dans les établissements médico-sociaux, les administrations et collectivités locales de la région. Il s’agit de masques FFP2 et chirurgicaux périmés, mais dont l’efficacité, de l’avis d’experts, est garantie (seule la bonne tenue des élastiques doit être vérifiée pour permettre un bon ajustement sur le visage).

Ces stocks, d’environ 2 millions de masques FFP2 et chirurgicaux, seront répartis cette semaine selon les modalités suivantes :

  • L’ARS demandera aux établissements détenteurs de ces masques, pour la plupart des établissements sociaux et médico-sociaux, de conserver les quantités qui leur sont nécessaires pour leur fonctionnement,
  • Pour le surplus :
    • 40 % seront affectés aux établissements de santé en tension (masques FFP2),
    • 60 % seront répartis aux professionnels de santé libéraux (masques chirurgicaux) (priorité 1 : les médecins généralistes et les infirmiers/priorité 2 : les médecins spécialistes, les masseurs-kinésithérapeutes, les dentistes, les sages-femmes).

ARS





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« Des masques, ça ne se stocke pas dans une cave »: Raoul Hedebouw revient sur la destruction du matériel médical


Un stock de masques est arrivé hier à l’aéroport de Bierset. 6 millions de masque chirurgicaux qui évitent à ceux qui les portent de contaminer les autres et 147.000 masques FFP2 bien plus efficaces et surtout indispensables au personnel soignant. 

Ces masques FFP2 sont des articles très rares. Pourtant, la Belgique possédait un stock stratégique de 6 millions de pièces mais il a été détruit car « périmé ». Trois ans plus tard, ce stock n’était toujours pas renouvelé. 

Raoul Hedebouw, député fédéral et porte-parole du PTB était invité sur Bel RTL. Il est revenu sur la gestion de la crise par le gouvernement fédéral. « Quand je regarde aussi comment est géré cette crise, quand je vois qu’on a du personnel hospitalier qui monte au front sans les masques suffisants, je trouve cela irresponsable », lâche le porte-parole.

Avant d’ajouter: « On a une ministre qui nous dit que c’était pas bien stocké et qu’il y avait de l’humidité. Si la situation n’était pas aussi grave, on aurait envie d’en rire. Ces masques, ça ne se stocke pas dans une cave. On est quand même un Etat, on est quand même capable de mettre ces masques à l’abri. Est-ce que vous imaginez le niveau du débat politique en Belgique? Donc non, je n’ai pas une confiance aveugle (en ce gouvernement, ndlr) ».

Le PTB n’accordera pas les pouvoirs spéciaux au gouvernement Wilmès II. Il n’avait déjà pas voté la confiance la semaine dernière. 



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Vidéo – Pénurie de masques : à qui la faute ?


À l’heure de l’épidémie de coronavirus en France, une polémique sanitaire interne à la pandémie a lieu : une pénurie de masques pour le personnel soignant. Voici la chronologie des faits qui ont conduit notre pays à se désarmer face au risque de pandémie. Nous suivrons un strict récit chronologique qui commence en 2005 avec un rapport parlementaire d’alerte sur les risques épidémiques présents et à venir qui oblige l’État français à s’organiser en conséquence pour anticiper le pire. Le 11 mai 2005 est rendu public un rapport cosigné par le député Jean?Pierre Door et la sénatrice Marie-Christine Blandin intitulé « Rapport sur le risque épidémique ». Il est rappelé que les maladies respiratoires aiguës tuent plus de 3 millions de personnes par an. Et que ces maladies évoluent constamment, nous obligeant à vivre dans un univers où on aura toujours un vaccin de retard, surtout avec le Sras. En 2009, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot doit faire face à l’épidémie de grippe A (H1N1) sur le sol français. À cette époque, la France détenait 1 milliard de masques chirurgicaux et 900 millions de masques de protection FFP2. Toutefois, la ministre de la Santé avait été accusée d’avoir commandé trop de masques. Le désarmement sanitaire va alors commencer par l’instruction ministérielle du 2 novembre 2011, sous la présidence de François Hollande, concernant la stratégie face aux situations exceptionnelles de santé. Ensuite, un désarmement progressif de l’État avec des coupes budgétaires. Le véritable tournant dans la gestion du stock d’État intervient en 2013. Le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) modifie la « doctrine de protection des travailleurs face aux maladies hautement pathogènes à transmission respiratoire ». Le masque FFP2 est considéré comme étant plus coûteux et moins confortable que les masques chirurgicaux. En 2016, une loi de modernisation du système de santé est peut-être ce qui a scellé le sort de la gestion des masques. Cette loi a ordonné le transfert des missions de l’Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus) vers l’organisme Santé publique France, nouvellement créé. Si l’Eprus était très efficace dans la gestion du stock, ce n’était pas le cas de l’unité Établissement pharmaceutique de Santé publique France. L’État a donc été désarmé dans sa politique de prévention des risques, tout cela pour des raisons budgétaires.



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